Cela va faire bientôt 3 ans que nous sommes installés dans notre maison en habitat groupé. La construction a été une épreuve pour nous et tous les problèmes ne sont pas encore résolus. Aujourd’hui, je voulais partager notre expérience Talus (wouaiiii trop fun ma vie !). Nos maisons sont construites en hauteur. Il y a 3 pentes devant. Une était déjà présente avant la construction, la végétation était donc là et les deux autres ont été refaites… avec de la terre hyper sableuse et des gros graviers !! Merveilleux !

Le talus qui ne voulait pas rester en place

L’année 2016 a été particulièrement pluvieuse. Mais vraiment vraiment pluvieuse. Vraiment hein. Il pleuvait tellement que notre talus se faisait la malle dans la rue.

Nous avions donc ce talus dégoulinant et il pleuvait sans discontinuité. Heureusement, à cette époque, les fuites d’eau dans la maison n’étaient pas encore apparues. Holà doucement les surprises, il faut savoir les savourer.

La méthode

Dans un premier temps, nous avons mis une bâche, ravis que nous étions de recouvrir l’avant de notre terrain par un film plastique immonde, tu imagines bien! Un pansement. Les dégâts ont diminué mais l’eau réussissait à continuer d’embarquer du sable. La coquine.

Nous avons attendu novembre pour planter des espèces locales s’adaptant à la situation et aux besoins: sable, terre avec peu de nutriments, plein soleil, plantes capables de développer un système racinaire important pour stabiliser le sol. Nous avons reçu de précieux conseils de la part d’EcoFlora et sommes revenus avec une trentaine de plants : des petites vivaces locales bien courageuses et des petits arbustes. Les planter au mois de novembre leur donne plus de chance de résister que si on les plante au printemps. Nous avons complété avec des plants récupérés à gauche et à droite.

Gestes écolos / Marina Le Floch

Les premières années, ce n’était pas folichon. Il a fallu attendre. De plus nous ne pouvions enlever la bâche, le sol étant encore trop instable. Au printemps dernier, nous avons fini par l’enlever petit à petit avec un possible risque de dégâts liés aux averses. Il n’y en a pas eu. Tu te souviens… c’était la sécheresse (hahaha)! On enlevait une partie, on recouvrait la terre, pardon, le sable de compost au fur et à mesure (merci les toilettes sèches pour la matière) et on plaçait une planche pour éviter que tout dégringole.

Sous la bâche il y avait des petites pousses en mode super Warrior qui perçaient malgré les mauvaises conditions.

Ce printemps, il n’y a plus du tout de bâche, c’est donc l’explosion! Ce n’est pas encore au top mais les plantes en moins de 3 ans ont bien proliféré et c’est un peu la surprise quand quelque chose pousse car on ne sait jamais trop ce que c’est et d’où ça vient. Surtout que l’année passée, j’ai balancé en toute discrétion d’anciennes graines à la volée.

L’année prochaine, un nettoyage sera sûrement nécessaire pour y mettre un peu d’ordre, mais tout en gardant un aspect nature.

Ici, une autre partie. Il reste encore des endroits sableux. Le coin a été réalisé avec des chutes de bois de la maison. La boite aux lettres est de récup 😉

Nous étions vraiment démunis devant ce talus « dégoulinant » mais à force de patience et de plantes, il est maintenant en très grande partie stabilisé. Cette partie “morte” voici 3 ans, grouille de vie maintenant. Les abeilles viennent y butiner, les insectes s’y promènent et quelques oiseaux s’y posent !

Conseils

  • Si vous êtes amenés à modeler une pente sur votre terrain, gardez de la terre arable pour la recouvrir;
  • si besoin placer une bâche et y faire des trous pour planter au plus tôt;
  • planter les plants en rajoutant du compost, bien arroser;
  • enlever la bâche au fur et à mesure et placer des grosses planches en travers et en quinconce pour éviter que tout ne s’effondre;
  • acheter des plantes locales qui s’adapteront mieux au climat et qui se débrouilleront toutes seules;
  • planter des vivaces, elles sont super courageuses!
  • récupérer des plantes dans les bourses aux plantes;
  • ne pas perdre espoir!
Et pour l’autre talus, le projet est d’y planter des aromates pour faire un petit lieu “incroyables comestibles“… à suivre donc !
Comment verduriser un talus sableux ?

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