Il y a 15 jours, j’ai participé au parcours d’artistes de ma commune. Pour ne rien te cacher, ce ne fut moyen moyen. J’ai cherché comment rebondir. Et j’ai eu envie d’écrire cet article (et d’autres) lors de cette interminable attente.

A un moment donné, j’ai commencé à être beaucoup moins optimiste et affectée par le manque de visiteur. Mon compagnon, sur le ton de l’humour, me demande de ne pas faire une tête jusque par terre car c’est sur lui et les enfants que je risque de reporter ma déception.

Il a raison, mais je lui demande de se mettre un peu à ma place. “Imagine, tu as une passion qui te prend beaucoup de temps. Tu as plutôt de bons retour sur internet et rencontrer des gens (dans la vraie vie) autour de ton travail te manque. Tu mets donc en place certaines actions pour le faire, tu y passes du temps, du plaisir. Et puis… rien. Pas de visite (si peu !) pas de retour.

(note : cet article n’a pas pour objet de faire culpabiliser qui que se soit! Il s’agit juste d’une constatation et d’une reflexion!!)

Maintenant, je vais m’adresser à toi, créateur, de retour d’une exposition loupée.
C’est la fin de l’exposition. Tu viens de remballer tes toiles, ton travail. Tu le fais un peu avec rage et désespoir même si tu essayes de prendre un maximum de recul. Rien n’a fonctionné comme tu le souhaitais. Les visiteurs ont été bien trop peu nombreux. Et je ne parle même pas des ventes.
Tu remballes et tu  penses à plein de trucs, à plein de bonnes raisons qui ont fait que les gens ne sont pas venus.

  • il fait beau,
  • il ne fait pas beau,
  • c’est un long week end, les gens sont partis,
  • tu n’exposes pas dans un endroit facile,
  • C’est la fête des mères,

Bref tu penses à plein plein de choses pour remplir ta tête pour ne pas laisser la place à CETTE pensée. Cette pensée que tu ne veux pas penser. Et puis, à la fin, elle arrive quand même à se trouver une place dans ta tête

” il n’y a personne parce que ce que tu fais, c’est de la merde.”

ho zuuuut voilà, tu y as pensé. Le pire, c’est que tu ne peux même pas l’exprimer oralement car ton entourage va te dire “mais non… ce n’est pas vrai, si ça n’a pas marché c’est parce qu’il a fait beau/ qu’il a fait mauvais/ que c’était un long week end…“. Mais tu ne les crois plus et tu es tellement persuadé.e que ce que tu fais est de la merde, qu’en plus, tu penses maintenant que tu es entouré.e d’une bande d’hypocrites ou de personnes qui ne veulent pas te vexer !!

Tu t’es dit que tu n’attendais rien de cette expo, mais tu sais pertinemment que c’est faux. Alors, comment garder un bon état d’esprit après un rendez-vous manqué avec tes visiteurs ?

take it easy

Focalise toi sur ce qui s’est bien passé

Je sais, c’est très difficile. Franchement, j’ai eu du mal à trouver du positif dans ces deux jours. J’ai eu du mal à ne pas me laisser submerger par les idées noires. Mais en prenant du recul, j’ai réussi. Voici ce que j’ai trouvé de positif:

  • De nouvelles personnes connaissent maintenant mon nom (éccorchable à souhait en Belgique).
  • J’ai réussi la performance de garder ma maison propre et bien rangée 3 jours d’affilés, et çà crois-moi, c’est une vraie performance.
  • Cela m’a donné beaucoup de temps pour réfléchir sur ma pratique (ouais bon, ok, celle-là, elle est bidon).
  • J’ai eu des compliments sur mes créations, des compliments sincères je veux dire !

Ecris

Depuis que j’ai lu “liberez-votre créativité“, je m’efforce le plus possible d’écrire au minimum 3 pages par jour. Mais je n’arrivais pas à écrire quand j’étais confrontée à quelque chose qui me contrariait, chagrinait. Ce qui est assez paradoxal puisque c’est à ce moment que l’on a le plus besoin d’exprimer ce que l’on ressent. Mais après des mois et des mois de pratique j’ai enfin réussi. Et c’est très libérateur. Tu écris sur ce qui ne va pas, tu ressasses tes problèmes et très vite, tu te lasses de cette écriture rébarbative. Tu as envie de progresser, d’avancer, alors tu écris tes idées les plus folles et libératrices pour aller de l’avant.

Rebondis

Hors de question de rester à ruminer des idées noires. Cherche un sens à cet échec. Et si tu t’étais trompé de chemin? Tant mieux, maintenant tu le sais ! Essaye autre chose alors (une autre communication, un autre style d’expo, un autre public…). L’artiste Gwenn Seemel nous livre sa technique : quand elle est confrontée à un échec, elle provoque deux autres opportunités. Pour donner un exemple, suite au parcours d’artistes, je décide :

  •  De constituer un dossier sur les illus 101 gestes écolos et de l’envoyer à plusieurs adresses;
  •  Contacter un centre culturel de ma région.

Par cette action, je commence à mettre en route un processus, car si j’ai 5 refus ou non réponses, je devrai trouver 10 autres opportunités ! La roue est lancée !

Je te conseille également la lecture de cet article d’Amylee pour te rebooster le moral (et la créativité) : Exposition décevante. Comment se relever?

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