Je veux tous les droits! Les droits d’auteur

Je veux tous les droits! Les droits d’auteur

Les droits d’auteur en illustration et en graphisme, qu’est-ce que c’est?

L’année passée, à la même période, je me suis longuement penchée sur l’étude des cessions de droits en graphisme et en illustration. C’est parfois un vrai imbroglio et je cherchais comment répondre aux client·e·s qui me demandaient leur exclusivité totale.

Quand on commande une illustration, un logo, une mise en page, on a tendance à demander que tout soit cédé ! Histoire d’avoir la paix et de faire ce que l’on veut avec les créations. Oui, mais voilà, ce n’est pas légal !

Mais je me rendais bien compte qu’il s’agissait comme d’un réflexe de protection. En effet, en creusant un peu, je me suis rendue compte que les personnes demandeuses ne savaient pas de quoi il s’agissait exactement. Comme je travaille beaucoup pour des associations ou des petites entreprises, je suis moins exposée à rencontrer des problèmes d’abus d’utilisation (à des fins commerciales). Mais il est important pour moi que tout cela soit clair.

Note

Dans cet article, je fais un retour de mes lectures et de mes rencontres (avec des juristes notamment) pour vulgariser tout cela. Je n’ai pas une connaissance approfondie des droits d’auteur et je propose ici juste une approche, car la matière est extrêmement complexe. Cette recherche concerne mon activité belge, et n’est pas la référence absolue. Je n’aborde pas les montants. Pour plus de détails, je conseille de croiser les informations et de s’adresser à un·e juriste. Le sujet est complexe, chaque cas est particulier, et s’il y avait des réponses claires et limpides, il n’y aurait pas autant de questions sur ce sujet dans les groupes et forums de graphistes en ligne !

Les droits d’auteur reprennent le droit intellectuel ou moral et le droit patrimonial exploitable.

 

Les droits d’auteur : le droit intellectuel ou moral

Ce droit ne peut pas être transmis à quelqu’un d’autre, que cela concerne une création personnelle ou une commande. Donc “une cession de tous les droits sans restriction” n’est pas une formule correcte.

Ainsi, la propriété intellectuelle ou morale est incessible. En gros, c’est moi la maman de mon bébé. Personne ne peut se dire être sa maman à ma place, lui changer de coiffure sans m’en avertir, lui faire dire des trucs que moi, je ne veux pas qu’il dise.

Par exemple :

Je cède l’exploitation d’une illustration pour la promotion des abeilles, et je retrouve mon abeille teintée en rose toute heureuse de conduire un SUV (par exemple hein).

 

Les Droits d’auteur : le droit patrimonial

C’est tout ce qui regroupe l’utilisation et la diffusion de la création. Ce droit peut être cédé.

Mentionner les droits patrimoniaux est tout aussi important pour la personne qui crée que pour la personne qui commande la création.

  • Le travail est protégé et ne pourra pas se retrouver dans une utilisation autre que stipulée.
  • Le travail ne sera pas utilisé par le la créatif·ve pour une autre personne (sauf si cela est mentionné).

En fait, cette mention est obligatoire, et beaucoup ne le savent pas. Si ces droits ne sont pas stipulés noir sur blanc, par défaut, le la client·e ne peut pas utiliser la création !! Donc le·la graphiste qui mentionne les droits n’est pas une personne pinailleuse, il·elle fait juste ce qu’il faut pour être dans la légalité.

Par exemple, pour mes peintures, je ne mets pas ces mentions, mais la personne qui m’achète une peinture est sensée avoir lu les conditions générales de vente. Je vends la peinture, mais sa reproduction, diffusion sont interdites. D’ailleurs, comme je ne stipule rien sur la facture, c’est que c’est interdit.

Par contre, pour ce qui est des mises en page et des illustrations, je spécifie ces droits.

Cette mention doit indiquer :

  • L’objet de la cession des droits : X illustrations…
  • Autorisation donnée pour droits de reproduction et de diffusion pour la promotion des activités de XXX asbl…
  • Les supports de diffusion : papier, nombre d’exemplaires, web…
  • La Durée : 1 an, 5 ans, 10 ans, pour la durée légale du droit d’exploitation
  • La représentation géographique : région, pays, mondial…

Comme je travaille souvent avec des asbl (association sans but lucratif), je sais que mes visuels ne vont pas être utilisés dans un but commercial. Je mets souvent des mentions très larges.

Note

Concernant la durée, on ne peut céder les droits de façon illimitée. He oui ! La plus longue période que l’on puisse mentionner, c’est « pour la durée légale du droit d’exploitation », c’est-à-dire 70 ans après la mort de la créatrice ou du créateur !

 

En conclusion

  • Pas de droits de reproduction et de diffusion mentionnés ? C’est que la diffusion et la reproduction sont interdites.
  • Si tu veux utiliser une création pour la reproduire et la diffuser, tu dois en avoir l’autorisation. À défaut, tu peux être attaqué·e en justice.
  • Quand tu achètes une création, la personne qui l’a créé reste le·la propriétaire.
  • Tu payes un montant concernant la prestation, et un autre montant concernant son utilisation et sa diffusion. Le prix qui est indiqué est unique (les droits sont compris dedans), ou le prix indiqué est détaillé en 2 parties (prestation et droits)

 

Toutes ces recherches découlent sur un nombre incalculable de questions :

  • À combien s’élèvent les droits d’auteurs ?
  • Est-ce que je peux tout passer en droit d’auteur ? Et pour une peinture artistique ?
  • Est-ce que je peux appliquer des droits sur tel ou tel travail ?
  • Qu’est-ce que je mets en droit d’auteur sachant que pour ce que je mets en droits d’auteur, je ne peux pas récupérer les frais puisque je ne paye pas de cotisations sociales là-dessus… ?

Et tu sais quoi ? ça n’y répondrai pas car, c’est vraiment au cas par cas (et que je ne suis pas juriste) J

Pour plus d’informations, autant si tu es créateur·trice que client·e, je te conseille de lire cet article du guide de survie du créatif.

Petit +  : j’ai aussi écrit un article sur les informations utiles à regrouper pour demander un devis à un·e illustrateur·trice.

 

 

 

Image : https://burst.shopify.com

Rétrospective 2020

Rétrospective 2020

J’ai du mal à boucler cette année 2020, à faire une rétrospective 2020 et j’ai du mal à en avoir une opinion autre que :

“mais quelle année de merde !”

En effet, ce fut une année difficile tant au niveau professionnel que personnel, comme beaucoup d’entre nous je pense.

Pourtant, il est nécessaire de voir la situation en face, de tirer des bénéfices de cette année et de se focaliser sur le positif.

De mes 3 objectifs pro annoncés en janvier 2020, je n’en ai réussi qu’un seul.

  • Premièrement, le projet du second livre a été annulé brusquement et sans ménagement.
  • Deuxièmement ma boutique en ligne n’est toujours pas en ligne (haha) mais j’y crois.
  • D’un autre côté, je propose plus clairement mon offre. Et les retours sont assez bons car la plupart des contrats sont réalisés avec des personnes qui font la démarche de me contacter, et pas l’inverse.

Rétrospective 2020 : les projets réalisés

Cette année, c’est 13 projets réalisés et 3 de plus en cours de réalisation pour 2021. Des projets aussi variés qui vont de la simple mise en page de flyers à l’élaboration d’outil pédagogique entièrement illustré, en passant par des illustrations libres, d’autres beaucoup plus techniques.

Et c’est également des projet qui ont tous en commun des supers client·e·s topissimes! Sisi je te jure! Je lis souvent sur les forums des questions par rapport à la gestion de relations difficiles avec les client·e·s.  Je ne suis pas (encore) concernée par ce problème. Je ne dis pas que tout roule facilement pour moi mais généralement, cela se passe relativement bien et en confiance. Je pense que j’ai des client·e·s en or.

De plus, chaque projet est différent, j’apprends beaucoup. Parfois je connais par cœur des quartiers sans y avoir mis les pieds, parfois, je découvre des métiers, des plats, des parties du corps! J’adore!

Rétrospective 2020 : le confinement

Pour cette rétrospective 2020, c’est aussi 3 mois de confinement avec un manque énorme de travail (plus rien quasiment) et de grosses prises de têtes, et un canapé à changer, n’ayant pas trop supporté cette période. C’est un lâcher prise total sur la situation, histoire de garder un minimum de bonne santé mentale.

J’ai beaucoup appris cette année, mon processus de travail s’est grandement amélioré. Rien de vaut l’expérience. RIEN.

 

marina le floch illustration retrospective 2020
Retrospective 2020 marina le floch

Je n’ai pas avancé autant que je le souhaitais sur mes projets personnels. Par conséquent, j’ai beaucoup culpabilisé de ne pas pouvoir profiter des 3 mois de congés forcés pendant le confinement pour faire le méga projet d’illustration, pour me former sur des supers programmes, pour refaire le monde. Tout cela, je n’ai pas pu le faire car c’est tout simplement impossible de le faire quand les enfants sont 100% du temps à la maison et quand l’avenir est une espèce de vision complètement floue et chiffonnée.

Toutefois j’ai mis à plat mes besoins et mes envies pour  avancer petit à petit. J’espère en voir la concrétisation pour 2021. D’ici là, patience…

Rétrospective 2020 et bonne année 2021

On ne va pas laisser abattre

Alors, pour finir l’année sur une note positive, j’offre aux abonné·e·s de la lettre d’info une petite carte de bonne année qui représente un message d’espoir. Regardons 2020 avec toute la bienveillance que nous pouvons pour construire une année 2021 pleine de joie et de bonheur.

Je vous souhaite à tous et à toutes une belle fin d’année. Les fêtes sont juste reportées.

Prends soin de toi et de tes proches.

 

 

Mais en fait, tu fais quoi? (suite)

Mais en fait, tu fais quoi? (suite)

Dans mon article précédent (qui date, oui , effectivement), je présente mon activité professionnelle concernant le graphisme et l’illustration. Aujourd’hui, voici une autre facette de mon activité, toute aussi importante !

Cette facette est beaucoup moins technique que le graphisme et l’illustration sur commande, c’est pourquoi j’ai eu longtemps du mal à me présenter professionnellement sous cet angle. Finalement, la créativité, c’est ma passion, mon passe-temps, mais aussi mon métier. Que demander de mieux ?

Autrice-illustratrice

En avril 2019, mon livre  “100 gestes écolos qui vont changer le monde” est paru aux Editions Larousse. Mon but professionnel n’est pas de travailler pour l’édition en tant qu’autrice, mais comment refuser une telle proposition ? ^^ Un grand nombre de personnes me connaissent par ce livre, mais il ne s’agit pas de mon activité principale. Cependant, l’aventure a été tellement exaltante et l’écho que j’entends des lecteur·trice·s est tel que j’ai bien envie de recommencer ! Mais surement dans d’autres conditions. C’est dans mes projets mais ce n’est pas prioritaire. En effet, écrire et illustrer un livre est extrêmement long et… épuisant ! Alors, comme pour le premier, je le fais sans (trop) de pression, advienne ce qu’il pourra.  J’ai bien quelques sujets en tête, cela me prendra le temps qu’il faudra.

Être publiée pour moi,  c’est la cerise sur le gâteau!

Depuis un an, je m’éclate à la diffusion en sortant complètement de ma zone de confort !

  • Intervention à la radio
  • Une interview filmée,
  • Des ateliers de présentation à l’école de mes filles.

Et pourtant, une chose est certaine, je n’aime pas parler en public. Mais on n’a qu’une vie, il faut tester et essayer ! Et je suis tellement heureuse de partager avec d’autres personnes.

peintre

Oui peintre. J’ai toujours refusé de garder la peinture comme “un loisir”. La peinture est bien plus qu’un loisir, elle est vitale pour moi. C’est ma bulle de ressourcement. Je ne travaille pas sur commande, je suis mon intuition. Je passe des heures à peindre calmement. Je l’ai délaissée des années (surtout après la naissance de ma première fille) mais j’y suis revenue avec plus d’ardeur et d’enthousiasme.

Depuis quelques années ma façon de peindre a beaucoup évolué dans le lâcher prise. Alors que je m’échinais à peindre de façon réaliste, j’utilise maintenant beaucoup plus les sensations, les émotions.

Mes sujets n’ont pas changé, je peins des femmes et des éléments de la nature, c’est la technique qui a changé. De l’acrylique je suis passée à la peinture à l’huile pour revenir à l’acrylique mais en utilisant des collages, du papier, du tissu…

J’ai exposé auparavant, moins maintenant, même si cela reste toujours un plaisir. Toutes mes peintures sont disponibles à la vente.

J’aime la peinture sur tous les supports. Le bois, le papier, la toile. J’aime peindre en petit mais aussi en grand. J’ai suivi une année de peinture décorative, un de mes meilleurs souvenirs de formation. J’aimerais retourner à cela, ça viendra !

Pour découvrir mon univers artistique, je t’invite par ici :

 

Marina Le Floch peinture
Marina Le Floch peinture

Voilà donc le tour de mes activités :

  • le graphisme ;
  • l’illustration sur commande et artistique ;
  • l’accompagnement graphique ;
  • l’écriture ;
  • et la peinture!

Je n’ai pas trop le temps de m’ennuyer donc !

Mais en fait, tu fais quoi?

Mais en fait, tu fais quoi?

On me demande souvent ce que je fais exactement. Ce n’est pas forcément évident puisque ce que je fais est très varié et touche plusieurs domaines !

Voici donc un explicatif du travail que je réalise. Tout ceci n’est pas figé, bien évidemment!

Je fournis un service d’illustration et de graphisme, ensemble ou séparément.

Je travaille essentiellement pour l’impression papier. Ces projets peuvent bien entendus être diffusés sur le web mais je ne suis pas webdesigner ou webmaster. En effet, je ne fais pas de sites internet, que ce soit au niveau technique ou au niveau graphique.

 

Illustration

Je traduis des concepts, des valeurs, des situations, des informations sous forme d’illustration. C’est bien ma spécialité. J’ai travaillé en tant qu’employée plus de 10 ans à créer des outils pédagogiques pour des publics ne sachant peu ou pas lire le français. Je dessine de façon à ce que les messages soient compris par un plus grand nombre de personnes possible, en faisant très attention à la façon dont les illustrations pourraient être interprétées. Parfois, il faut recommencer jusqu’à la bonne représentation pour qu’elle soit la plus universelle possible.

Ces illustrations peuvent se retrouver dans :

  • un livret de recettes;
  • un photolangage © pour inciter la parole;
  • une affiche pour expliquer un concept technique ou une procédure administrative;

Mais je réalise aussi des illustrations pour accompagner des articles, des campagnes de promotion d’évènements

Enfin, j’adore répondre à des demandes de particulier·e·s pour créer une illustration pour un faire-part de naissance, de mariage, une annonce

Mon style d’illustration est principalement en ligne claire et en aplats de couleur. Mais rien n’est figé.

Je réalise également des illustrations plus techniques, plus didactiques, comme des schémas par exemple.

Exemple d'illustration pour des fiches explicatives
Exemples d'illustrations pour un article pour le pélerin magazine

En graphisme

Le graphisme est une discipline qui consiste à créer, choisir et utiliser des éléments graphiques (dessins, caractères typographiques, photos, couleurs, etc.) pour élaborer un objet de communication et/ou de culture. C’est une manière de représenter. Chacun des éléments est symbolique et signifiant dans la conception du projet, selon les axes définis éventuellement avec d’autres intervenants du domaine de la communication, dans le but de promouvoir, d’informer ou d’instruire. (Wikipédia)

Et donc concrètement, ça donne quoi?

des supports de communication

Je reçois un texte, une idée, un projet et mon job est de le retranscrire sur des supports de communication, de lecture de façon la plus percutante/harmonieuse/lisible possible. Bref, donner envie de voir, regarder ou de lire. C’est un travail hyper varié puisqu’il peut s’agir de :

  • mettre en forme un outil pédagogique pour lequel j’ai réalisé des illustrations ;
  • réaliser une affiche, un dépliant, un folder ;
  • travailler uniquement avec des textes pour un rapport, une étude…
L'alimentation c'est aussi... illustration et mise en page
Affiche illustration et mise en page

Des identités visuelles simples

Je propose également de définir l’aspect graphique général d’une nouvelle entreprise, d’un·e indépendant·e ou d’un projet. Ce qui peut passer par  la réalisation :

  • d’un logo ;
  • de la recherche des couleurs, des typos adéquates…
  • de cartes de visites, d’un modèle de lettre, d’images pour les réseaux sociaux ;
  • d’une planche de style reprenant les différents éléments graphiques et leurs utilisations.

Mais attention, j’ai une spécialité! Je m’occupe plus particulièrement des projets qui communiquent beaucoup par l’illustration.  Je mets en avant les produits et les services proposés, par l’utilisation de l’illustration.

Planche de style pour un livret de recettes

Un accompagnement

Je suis très à l’écoute du de la client·e, j’aime partager mes expériences et je suis très consciente qu’on ne peut pas tout savoir. J’aime conseiller sur la manière de faire, de procéder, j’aime que les gens comprennent ce qu’ils font.

D’une part, je propose d’accompagner en indiquant des directions, en donnant des conseils : comment demander des prix, quels éléments sont particulièrement importants, relecture graphique…

D’autre part je peux prendre en charge différents aspects du projet liés à la communication : recherche de prix pour l’impression, suivit de l’impression, recherche de supports…

Voilà les principales facettes de mon activité professionnelle.

La prochaine fois, j’expliquerai les à-côtés de mon activité, qui sont tout aussi importants et surtout extrêmement complémentaires !

Confinement –  début, pendant, après

Confinement – début, pendant, après

Début

Les deux premières semaines de confinement, je n’ai pas réussi à bosser. Juste à finaliser quelques projets que j’avais en route. Je n’arrivais pas à réfléchir car je ne voyais pas de sens à mon travail. En même temps, j’étais tétanisée car je me voyais mal arrêter tout ce que j’ai entrepris.

Une de mes filles, dès le premier jour du confinement, a commencé à tousser. Beaucoup. Toutes les nuits. Allergie au pollen. Moi j’ai un problème à l’épaule qui me fait très mal. J’ai dû attendre le déconfinement pour avoir un examen médical: tendinite. Je n’ai pas fait une seule bonne nuit depuis début mars. Mon rythme est totalement décalé.

De plus, comme tout le monde, il faut une sacrée organisation quand on a les enfants à la maison et qu’on nous demande d’assurer leur scolarité tout en continuant à travailler…!

Pendant

Au bout de deux semaines, je me suis dit qu’il fallait y croire, continuer à bosser. Mais pas n’importe comment.  J’ai passé beaucoup de temps au potager, à observer notre jardin. Personne ne m’avait prévenu que c’était si addictif que de faire son potager! Quand j’ai repiqué mes semis, le matin je sortais en pyjama, tasse de café à la main pour savoir s’ils avaient passé une bonne nuit. Avant même de dire bonjour à mes enfants.

Et j’ai beaucoup réfléchi dans ce potager!

Au fur et à mesure que les jours passaient, entre la colère et la déception de la gestion de la crise par les gouvernements, j’ai affiné, dans mon coin, le pourquoi de mon travail.

J’ai repris du poil de la bête, j’ai travaillé ma communication, contacté plusieurs personnes, fixé des objectifs, planifié, organisé, tenté de canaliser les 100 idées qui me viennent en tête à la minute!

Après

Aujourd’hui, rien ne change par rapport au mois passé. Nous devons toujours assurer école à la maison et travail professionnel. Nous ne nous sommes pas précipités dans les magasins car nous n’y allons jamais de bon cœur et consommons peu.

Aujourd’hui, je crois que mon mode de vie sera encore plus réfléchi, recentré sur le local, l’ultralocal même. On a vu comment tout pouvait s’arrêter du jour au lendemain, alors je crois qu’aujourd’hui plus qu’hier il faut vivre ses envies, ses rêves et faire de son mieux.

Nous sommes beaucoup à vouloir des changements, à vouloir nous reconnecter avec la nature, à retrouver du sens à ce que l’on fait. On se regroupera et on avancera, d’une manière ou d’une autre.

Si tu fais partie de ces entreprises, de ces personnes qui s’engagent professionnellement pour un monde plus durable et plus humain, si tu as besoin de communiquer sur ton projet avec des illustrations, je t’invite à me contacter par mail ou par téléphone. Nous discuterons de ton projet.

Je continue à travailler la présentation de mon travail. Tu peux voir dans le menu “réalisations” deux catégories: Illustrations et Supports de communication. J’ai regroupé les réalisations par style de  supports de communication pour que ce soit plus clair.  Comme mes projets évoluent, grandissent, je suis également en train de penser à une autre présentation des illustrations.

Bonne journée!

Bilan d’un an d’entrepreneuriat

Bilan d’un an d’entrepreneuriat

J’avais hâte de faire un bilan de ma première année d’entrepreneuriat ! Hé ben mon lapin, ça commence à partir en cacahuète!

Comment diantre faire un bilan actuellement?  Alors que la situation future est plus qu’incertaine. Je ne vais pas revenir sur ma situation financière, j’y reviendrai quand j’arriverai à me verser un salaire décent. J’y travaille!

Tous les matins depuis un mois je me réveille en me demandant si j’arrête les frais, si je lâche tout, si je cours m’inscrire au chômage ou si je tiens encore un peu, encore un mois, encore un an. C’est tellement brouillon dans ma tête, tellement confus que je n’arrive pas à faire un bilan de l’année écoulée. Paye ton titre accrocheur!
Non, je préfère revenir sur ce que j’ai appris, et finalement, c’est un peu comme un bilan (en mieux).

Il fallait que je sois dans le bain pour m’y frotter et avancer. Si mon expérience permet à d’autres d’avancer plus rapidement, tant mieux.

Je sais rédiger des devis

A chaque nouveau devis que je rédigeais j’avais l’impression que c’était le bon. Donc je l’enregistrais comme modèle. Mais au suivant, je changeais encore.
J’ai maintenant, un vrai modèle que je peux adapter. Dans un premier temps je suis partie de celui d’Elodie que tu peux avoir en t’inscrivant à sa fabuleuse lettre d’info. Et puis je l’ai changé au fur et à mesure. Idem pour mes factures.

J’y ai rajouté une page indispensable de conditions générales de vente (CGV) que je joins à chaque devis. Sans CGV, c’est un peu comme faire un saut en parachute sans vraiment vérifier son parachute. On croise les doigts, tant qu’il n’y a pas de soucis, ça va.

Ça fait un peu psychorigide les mentions légales, mais on n’est plus dans le bac à sable, on est entre pros. Donc, ça fait pro.

Je ne commence plus le travail sans signature de devis

Oui c’est la base tu me diras. Mais je fais tellement confiance dans les gens! Après un accord oral ou un simple mail de confirmation, je me dis que je vais commencer, comme cela, je vais bien gérer mon temps. Je vais prendre un peu d’avance, pour éviter de me retrouver dans le stress. Le travail sera fini dans les temps, tout le monde sera content et tout ira à merveille. Quelle erreur!

Voilà. Maintenant c’est fini. Après avoir eu plusieurs fois le cas de désistements ou de potentiels clients devenus subitement muets, j’ai décidé de ne plus commencer le travail tant que le contrat n’est pas signé et l’acompte versé. C’est marqué noir sur blanc dans mes CGV.
C’est difficile de prendre cette décision car je suis toujours dans le dialogue et que la confiance est une valeur importante pour moi, mais c’est une décision essentielle pour démarrer sur de bonnes bases.

Je dompte les différents droits

Oh my god, le truc que personne ne comprend, personne ne cerne, le truc que tout le monde interprète. Je sais quoi mentionner sur mes devis maintenant, je sais plus ou moins comment le calculer et comment le facturer. J’ai pu demander à des experts et je me suis rendu compte que le droit d’auteur restait parfois flou, même pour eux!

Edit de février 2021 : maintenant, il y a un article sur les différents droits!

Je divise pour mieux régner

Avec ce titre de paragraphe, je veux dire que pour clarifier mon offre, j’ai dû la scinder. Je fais de l’illustration, du graphisme et de la peinture. Je veux faire chaque activité de façon professionnelle. Hors de question de garder la peinture comme un loisir. J’ai 42 ans j’assume ! Mes 2 univers (illustratif et artistique) étant différents, je les ai scindés. J’avais peur de m’éparpiller davantage mais en fait, ma communication s’en trouve plus claire. Je ne touche pas les mêmes personnes mêmes si quelques une aiment autant mes illustrations que mes peintures.

Par contre ces deux activités font entièrement partie de ma personnalité et se rejoindront sûrement par moments.

Maintenant, je me rends compte qu’entre l’illustration et le graphisme, ce n’est pas tout le temps clair non plus, je ne m’adresse pas forcément aux mêmes personnes. Il me reste encore ici un travail de communication à faire.

Je cible

Dans mon activité d’illustratrice, par mon style, je cible mes client·e·s. J’ai appris à les définir, à imaginer mon client idéal comme on dit. C’est difficile de cibler quand on veut faire beaucoup de choses différentes. Mais j’ai aussi appris à cibler sans fermer la porte!

J’aide les entreprises ou associations actives dans les secteurs de l’écologie, du social, du bien-être à la réalisation graphique de leurs projets afin de mettre en valeur leur offre, d’adapter ou d’accompagner visuellement les textes pour en faciliter la compréhension.

Mais je ne ferme pas à la porte à:

  • l’édition: je souhaite toujours illustrer pour des magazines, des livres, des articles en lien avec l’écologie, le féminisme, le social, pour des livres scolaires, des albums jeunesse
  • la communication d’évènements culturels
  • la réalisation de faire-part pour les particulier·e·s
  • la diffusion des gestes écolos sur différents supports

Je sais que pour me faire voir, il faut que je me montre

Voilà, tout est dit dans le ce titre. En restant planqué·e, personne ne te voit, en te montrant, on te voit. C’est d’une telle logique et pourtant ce n’est pas facile à faire!  Depuis le début de l’année, je contacte des personnes, je me montre, je diffuse. J’ai fait des erreurs, mais je m’améliore. J’ai envoyé des books qui au final ne représentaient pas le travail que je souhaitais réaliser. J’ai envoyé des mails avec des fautes dedans (misère…) que j’ai corrigées par la suite.

J’ai également commencé à réseauter, et découvert que j’avais beaucoup d’idées reçues sur ce qu’était le réseautage. J’y reviendrai certainement.

Pour conclure

Ces mois passés, je me suis retrouvée devant une montagne de problèmes complexes à résoudre d’un point de vue organisation, administratif, législatif. Tous ne sont pas résolus mais j’avance. Toutes ces difficultés mettent à mal la pratique et la création. Comment rester sereine face à tant de tracas administratifs?

Mais surtout, actuellement, avec cette crise, comment planifier, comment prévoir? Comment se concentrer sur son travail quand on est très inquiet·ète pour ses proches? Comment rester confiant·e alors que depuis le début du confinement le travail devient de plus en plus rare? Comment envisager l’avenir quand on veut que rien ne redevienne comme avant?

Aujourd’hui je continue mon activité en écartant régulièrement les pensées sombres et d’échecs. Je veux faire mon maximum pour réussir. Je m’en voudrais de ne pas avoir tout tenté.  Je m’étais donné un an pour réussir, je vais m’en donner deux (et faire mon potager).

Ce confinement me permet de me poser encore plus de questions sur ce qui je veux faire et surtout, pour qui, pourquoi et comment je veux le faire.

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