Mais en fait, tu fais quoi?

Mais en fait, tu fais quoi?

On me demande souvent ce que je fais exactement. Ce n’est pas forcément évident puisque ce que je fais est très varié et touche plusieurs domaines !

Voici donc un explicatif du travail que je réalise. Tout ceci n’est pas figé, bien évidemment!

Je fournis un service d’illustration et de graphisme, ensemble ou séparément.

Je travaille essentiellement pour l’impression papier. Ces projets peuvent bien entendus être diffusés sur le web mais je ne suis pas webdesigner ou webmaster. En effet, je ne fais pas de sites internet, que ce soit au niveau technique ou au niveau graphique.

 

Illustration

Je traduis des concepts, des valeurs, des situations, des informations sous forme d’illustration. C’est bien ma spécialité. J’ai travaillé en tant qu’employée plus de 10 ans à créer des outils pédagogiques pour des publics ne sachant peu ou pas lire le français. Je dessine de façon à ce que les messages soient compris par un plus grand nombre de personnes possible, en faisant très attention à la façon dont les illustrations pourraient être interprétées. Parfois, il faut recommencer jusqu’à la bonne représentation pour qu’elle soit la plus universelle possible.

Ces illustrations peuvent se retrouver dans :

  • un livret de recettes;
  • un photolangage © pour inciter la parole;
  • une affiche pour expliquer un concept technique ou une procédure administrative;

Mais je réalise aussi des illustrations pour accompagner des articles, des campagnes de promotion d’évènements

Enfin, j’adore répondre à des demandes de particulier·e·s pour créer une illustration pour un faire-part de naissance, de mariage, une annonce

Mon style d’illustration est principalement en ligne claire et en aplats de couleur. Mais rien n’est figé.

Je réalise également des illustrations plus techniques, plus didactiques, comme des schémas par exemple.

Exemple d'illustration pour des fiches explicatives
Exemples d'illustrations pour un article pour le pélerin magazine

En graphisme

Le graphisme est une discipline qui consiste à créer, choisir et utiliser des éléments graphiques (dessins, caractères typographiques, photos, couleurs, etc.) pour élaborer un objet de communication et/ou de culture. C’est une manière de représenter. Chacun des éléments est symbolique et signifiant dans la conception du projet, selon les axes définis éventuellement avec d’autres intervenants du domaine de la communication, dans le but de promouvoir, d’informer ou d’instruire. (Wikipédia)

Et donc concrètement, ça donne quoi?

des supports de communication

Je reçois un texte, une idée, un projet et mon job est de le retranscrire sur des supports de communication, de lecture de façon la plus percutante/harmonieuse/lisible possible. Bref, donner envie de voir, regarder ou de lire. C’est un travail hyper varié puisqu’il peut s’agir de :

  • mettre en forme un outil pédagogique pour lequel j’ai réalisé des illustrations ;
  • réaliser une affiche, un dépliant, un folder ;
  • travailler uniquement avec des textes pour un rapport, une étude…
L'alimentation c'est aussi... illustration et mise en page
Affiche illustration et mise en page

Des identités visuelles

De plus, je m’occupe également de tout l’aspect graphique d’une nouvelle entreprise, d’un·e indépendant·e ou d’un projet. Ce qui peut passer par  la réalisation :

  • d’un logo ;
  • de la recherche des couleurs, des typos adéquates…
  • de cartes de visites, d’un modèle de lettre, d’images pour les réseaux sociaux ;
  • d’une charte graphique (du modèle simple au modèle très détaillé) reprenant les différents éléments graphiques et leurs utilisations.
Planche de style pour un livret de recettes

Un accompagnement

Je suis très à l’écoute du de la client·e, j’aime partager mes expériences et je suis très consciente qu’on ne peut pas tout savoir. J’aime conseiller sur la manière de faire, de procéder, j’aime que les gens comprennent ce qu’ils font.

D’une part, je propose d’accompagner en indiquant des directions, en donnant des conseils : comment demander des prix, quels éléments sont particulièrement importants, relecture graphique…

D’autre part je peux prendre en charge différents aspects du projet liés à la communication : recherche de prix pour l’impression, suivit de l’impression, recherche de supports…

Voilà les principales facettes de mon activité professionnelle.

La prochaine fois, j’expliquerai les à-côtés de mon activité, qui sont tout aussi importants et surtout extrêmement complémentaires !

La to-do 100 gestes écolos

La to-do 100 gestes écolos

On me l’a demandée plusieurs fois, elle est très appréciée au début du livre “100 gestes écolos qui vont changer le monde” alors la voici à imprimer pour faire des défis en famille ou entre ami·e·s, la liste des 100 gestes écolos à imprimer!

100 gestes, 5 colonnes (pour 5 personnes) et c’est parti la compétition :-). Non, en vrai, je n’aime pas la compétition, c’est juste pour s’amuser. Pour l’instant, c’est  moi qui gagne ^^  mais j’espère avoir de la concurrence!

Les freins au changement : les autres

Les freins au changement : les autres

Tu ne vas pas sauver la planète avec ton déo fait maison…
Ca sert à rien tous tes trucs…
Tu veux retourner à l’âge de pierre?… (variante: de la bougie)
Tous ces éco-gestes, cette mode du zéro déchet, c’est juste pour faire culpabiliser l’individu…

Et le fameux… “C’est un truc de bobo !”

Les autres

Pour faire suite à ma réflexion d’il y a quelques semaines sur les freins au changement, car après les habitudes, voici… les autres!

C’est qui les autres?

L’autre c’est aussi celui qui te décourage en se moquant de toi et de tes nouvelles habitudes, en pointant du doigt l’inefficacité de tes actions d’un point de vue mondial. Celui qui te dit que ce que tu fais c’est peanuts, que tu ne vas pas sauver la planète et changer le système avec ton déo maison (tu le sais bien, ça ne sert à rien de le répéter).

C’est celui ou celle que tu ne vois pas et qui balance ses canettes dans le fossé, ses mégots, ses gravas, la merde de son chien méticuleusement ramassée et mise dans un sac en plastique (sisi!). Celui ou celle qui sape ton moral et ta motivation les jours où tu as moins d’énergie, où tu passes trop de temps sur les réseaux sociaux et pas assez avec les personnes qui te ressourcent et te boostent.

Mais c’est aussi celui ou celle avec qui tu vis, qui ne t’encourage pas dans tes changements comme tu le voudrais. Qui n’agit pas exactement comme tu le voudrais, qui met sur la table des brownies ultra-sucrés à l’huile de palme alors que toi, tu as passé des heures sur internet pour trouver une recette potable pour faire des biscuits sains sans sucre, sans gluten, sans additif (#cestduvécu).

C’est ça aussi, changer pour un comportement plus écologiste, c’est prendre conscience de ce qui se passe avant les autres. Et c’est difficile.

les freins au changement, les autres

Comment faire?

J’ai adopté les 4 accords toltèques pour y surmonter. Attention c’est la minute développement personnel, yeahhhh !

Enfin… adopter, c’est vite dit! J’essaye de les adopter. Je ne les applique pas à 100% (loin de là) et j’ai des gros moments de parano, de langue de p…, de doute et de flemme, mais souvent, ils me sauvent la mise. Je travaille pour y penser avant de m’énerver haha!

Tu peux lire le bouquin si tu veux, sinon voici un petit mémo illustré pour te souvenir des 4 accords.

les 4 accords toltèques

Pour le zéro déchet par exemple, les réactions négatives sont variées, allant de la moquerie à la peur. J’ai entendu toutes sortes de choses. Et le pire c’est que certaines sont vraies. Non, diminuer ses déchets ne sauvera pas la planète et notre société. Cela ne suffira pas. Mais c’est un début. Insuffisant sûrement mais indispensable. C’est comme une séance d’échauffement vers l’autonomie.

Faire en fonction de notre envie, de nos besoins, de notre ressenti

Perso, si je n’achète quasiment plus de fringues neuves c’est parce que je vois directement les conditions de travail imposées aux hommes et aux femmes pour la réalisation de cette fringue. Si je ne mange plus de viande, c’est parce que je visualise (super-bien pour le coup) la vache qui se dirige à l’abattoir. Je ne dis pas que tout le monde doit/devrait le voir, mais moi je le vois et je ne veux pas y participer. Alors je m’abstiens le plus possible d’acheter neuf, je m’abstiens de manger de la viande. Mais le problème c’est que cela est parfois mal perçu, jusqu’à être vu comme un comportement de provocation, de supériorité pour certain·e·s, d’infériorité pour d’autres. Je t’assure. D’où l’application directe de l’accord “N’en fais pas une affaire personnelle“.

Si je suis tout à fait consciente que mes petits gestes ne suffisent pas, je suis aussi très consciente que je ne souhaite plus participer à cette société de consommation qui nous détruit. Certain·e·s ici s’empresseront de pointer du doigt mes incohérences pour dénigrer mes faits et gestes mais ce n’est pas grave, qui a dit que j’étais un être spirituel cohérent et stable?? ^^

Je fais ce que je fais, pas pour répondre à une mode, pas pour être dans une nouvelle tendance. Non je fais ce que je fais car c’est moi.

 

Que ce soit dans sa sphère personnelle directe ou via les médias, il y aura toujours quelqu’un pour te dire que tu en fais trop ou pas assez.

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir c’est : 

les autres, on s’en fiche!

Un livret de recettes

Un livret de recettes

La semaine dernière, j’ai reçu des exemplaires du livret de recettes sur lequel j’ai travaillé pour la commune d’Etterbeck, à Bruxelles. C’est toujours une joie de recevoir des exemplaires imprimés!

Il s’agit d’un carnet A5 de 20 recettes de cuisine entièrement imagées afin d’être comprises par un public d’origines diverses. Les recettes ont été réalisées lors d’ateliers culinaires en collaboration avec le service Développement durable de la commune.Tout à fait le genre de travail que j’aime réaliser!

Les contraintes étaient assez … rudes je vais dire!

  • synthétiser les recettes qui au départ comprenaient pas mal de texte
  • uniformiser la présentation, avec des recettes très variées
  • utiliser le moins de mots possible
  • illustrer chaque étape
  • représenter le plus de recettes possible sur un format assez restreint: 24 pages (couverture comprise), le tout dans un format A5!

 

 

Livret de recettes pour la commune d'Etterbeek

J’aime particulièrement ce genre de projet car il se base beaucoup sur l’illustration. Je fais aussi la mise en page et j’adore organiser les textes et les images pour créer un tout cohérent et lisible. En fait, je pense que je trouve mon compte dans des contraintes exigeantes, haha!

En faisant cet article, je voulais vous présenter quelques étapes dans un projet comme celui-ci.  On me demande souvent ce que je fais exactement. Difficile à dire en 3 mots tant c’est varié!

Les personnes s’imaginent qu’en tant qu’illustratrice je fais des livres pour la jeunesse (ce n’est pas encore le cas), qu’en tant que graphiste, je fais des flyers, des affiches promotionnelles, des logos pour les entreprises… je le fais mais mon activité tourne essentiellement sur la communication par l’image, pas seulement dans le but final de vendre ou mettre en avant un produit, un événement, mais aussi pour faire passer des messages, des savoirs, dans des campagnes d’alimentation saine par exemple.

Planche de style

Planche de style

J’ai élaboré (petit à petit) une planche de style. Une planche de style est un document reprenant et synthétisant le graphisme, l’aspect général qu’aura le document final. Ici, on retrouve:

  • les couleurs:  j’ai choisi délibérément une palette de couleurs restreinte pour harmoniser le tout. Et évidemment, cela fait une contrainte de plus car les aliments sont bien plus colorés dans la vraie vie!
  • la typo: j’ai choisi l’Arial… ultra classique me diras-tu, oui mais particulièrement adaptée à un public  sachant peu ou ne sachant pas lire. Ici pas question de fioritures et jeux graphiques sur les lettres!
  • des pictos: en fait, les pictos ont été trouvés assez tard.
  • les illustrations: pour que tout le monde sache vers quoi nous allions partir, vers quel style, j’ai préféré dans ce cas, faire un échantillon car au final, c’est plus de 200 éléments qui ont été dessinés!

Les croquis

J’aime beaucoup cette étape (bon ok, je les aime toutes) mais celle-ci particulièrement, où il faut chercher, tester, changer… A ce stade, je l’envoie au client, à la cliente car nous avançons petit à petit et j’ai besoin de validations pour la suite.

Les illustrations

Marina Le Floch

Une fois tous les croquis réalisés et la mise en place des différents éléments faites, avec validation, je passe à la colorisation. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai perdu le décompte du temps  :-).

Je ne sais pas combien d’illustrations il y a exactement mais c’était beaucoup! Vraiment beaucoup! Heureusement, certaines ont pu être utilisées plusieurs fois.

Livret de recettes pour la commune d'Etterbeek

Le projet à mis beaucoup de temps, mais c’est tout à fait courant pour ce style de projet. Il y a pas mal d’adaptations, d’aller-retours. La phase de recherches est assez longue et celle de la mise au propre encore plus!

 

Un projet?

Si vous avez un projet nécessitant une communication plus particulièrement basée sur l’image et l’illustration, n’hésitez pas à me contacter pour que nous puissions en parler.

Les freins au changement : les habitudes

Les freins au changement : les habitudes

La plupart des gens de mon entourage ont peur ou ont eu peur de plusieurs choses en ce moment :

  • ils ont peur de la maladie pour leurs proches et eux-mêmes
  • ils ont peur que leur situation économique devienne une catastrophe
  • ils ont peur d’un retour à “la normale”

Le coronavirus nous fait bien cogiter sur notre économie, notre planète. Si beaucoup de personnes souhaitent justement ce retour à la normale (wééé on peut de nouveau surconsommer, trop la fête) d’autres, comme moi, craignent que tout reprenne de plus belle au nom de la sacro-sainte Économie. Une grande cause a cédé sa place au virus dans les médias et du côté des politiques: la cause climatique.

Nous avons envie en ce moment de changer, de faire quelque chose, d’évoluer… mais avant de se lancer à corps perdu dans une révolution intérieure, il est bon de connaitre certains freins aux changements qui risquent de mettre des bâtons dans les roues.

Hamster qui court dans sa roue

Les habitudes

Tu vas comprendre à quel point c’est dur de changer son mode alimentaire, sa façon de consommer. Tu vas reporter au lendemain, à la semaine prochaine, au mois suivant toutes les actions que tu as décidé de faire pour diminuer ta poubelle, te déplacer de façon plus écologique, consommer plus durablement…Et en plus, tu vas même culpabiliser parfois!

Toutes les excuses seront bonnes à prendre:

  • je n’ai pas le temps
  • comment va réagir ma famille ?
  • c’est pas le bon moment
  • je ne sais pas comment faire…
  • j’y connais rien…
  • je ne suis pas certain·e de réussir…
  • J’ai la flemme…

Ton cerveau va t’empêcher de  sortir de tes habitudes de vie avec lesquelles il se trouve son compte. Il est rassuré et n’a pas envie de chambouler ses habitudes. Tu vas devoir batailler avec lui. Bon courage.

Mais une fois que tu en es conscient·e, tu peux prendre du recul et te dire “ok, ça fait 30 fois que j’essaye d’aller au magasin en vrac et 30 fois que j’atterris au supermarché, tout ça parce que j’ai l’habitude de faire mes courses au supermarché“.

Et puis un jour tu te retourneras et tu diras “j’ai fait tout ça?!“.

Tasse licorne

Boire son café

Les habitudes sont des freins au changement dans tous les domaines, qu’ils soient privés ou professionnels, individuels ou de groupe. Pour une entreprise par exemple, mettre à plat les petites habitudes de comportements des employé·e·s permet d’atteindre plus facilement son objectif.

Un exemple parmi tant d’autres :

Objectif: Nous souhaitons utiliser des tasses lavables plutôt que des gobelets jetables.

Avant de l’annoncer haut et fort, il vaut mieux se poser une série de questions pour mettre à mal les habitudes qui sont loin d’être éco-friendly:

  • Des tasses sont-elles facilement à disposition? Y en a t il en suffisance?
  • Sont-elles plus accessibles que les gobelets en plastique?
  • Les personnes aimeraient-elles avoir leur propre tasse?
  • Le lave-vaisselle est-il plus proche que la poubelle?
  • Comment rendre l’utilisation des tasses lavables plus faciles que les gobelets jetables?
  • Et surtout… Qu’en pensent-ils·elles?

Parfois, un simple affichage, un petit rappel visuel suffit à switcher de son habitude, pensez-y! 

Le café n’est qu’un simple exemple pouvant paraître dérisoire par rapport à tous les enjeux environnementaux auquels nous allons être confrontés. Ce n’est qu’un exemple mais je le trouvais assez parlant pour montrer la force des habitudes dans notre mode de vie. D’autant plus que l’usage du plastique à usage unique revient en force sous prétexte de protection de la santé des consommateurs.

Si les habitudes peuvent être un frein, elles peuvent tout aussi bien être facilitatrices de changement!  Elles peuvent devenir des automatismes dans le bon sens du terme.

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